Cédric chauffeur routier chez Galliker
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Philippe Andrist, le papa de Cédric nous raconte...

Cédric chauffeur routier chez Galliker

Je ne connaît pas forcément, Philippe, le papa de Cédric... J’ai certes, quelques contact avec lui par mail et sur le forum des Routiers Suisses Romands, mais j’ai l’impression de le connaître depuis des lustres...

Il faut dire que Philippe a tellement de chose à nous faire partager, faut quand même le souligner, que dans la famille Andrist, on est routier de père en fils... Cédric c’est la troisième génération. de chauffeur routier...

J’ai demandé à Philippe de me raconter quelque chose sur Cédric, voir une petite anecdote... C’est ce qu’il a fait... Philippe m’a donné quelques frisson en me parlant de ses sentiment pour son fils, ses petits enfants, sa belle fille et bien sur de lui même... C’est le coeur du routier qui parle... C’est le coeur et les sentiments de Philippe...

Pour un papa... Il est toujours difficile de parlé de son fils...

Que dire de mon fils !!!

Bien sur que je suis très fière de lui... Surtout qu’il m’a dépasser dans les espoirs que j’avais en lui...Il a réussi, là où moi je ne suis pas arrivé au bout, mon apprentissage.... Cédric a un bagage avant même de prendre la route...

Son apprentissage de mécano réussit haut la main ,sa passion des reptiles ,la gym plus particulièrement les engins , les maquettes et j’oubliais le tir tout et vécu avec passion tout ce qu’il a accomplit à ce jour il l’a fait à 200 % voir même bien plus...

Il a agrandit la famille avec une gentille belle-fille et cerise sur le gâteau deux magnifiques descendants Noémie et Nicolas

Il est difficile à ma place de papa de le retenir ou de le pousser....

 

 

La route, ses pièges et ses embûches,c’est  la passion qui l’emporte

Il est difficile à ma place de papa de le retenir ou de le pousser... Et c’est normal, car quand moi j’ai voulu commencer à rouler j’ai du lutter pour convaincre mon père,

pour lui chauffeur n'était pas un vrai métier il n’y avait aucune possibilité de progresser dans le milieu de la route et du transport... Je crois qu’il avait une certaine raison. C’est seulement a ma dernière année d'école que fut crée l’apprentissage de chauffeur, des copains comme Michel Fontaine , Yve-alain Roy ont eux pu faire un papier ,et c’est mon plus grand regret moi je ne l’ai pas. J’ai tout de même commencé un apprentissage de Serrurier, le quel je ne suis jamais arrivé au bout... Moi je n’avais qu’une seul idée en tête, c’était de conduire des camions au plus vite... La soif de vivre des aventures sur la route...

 

Quand Cédric a commencé à rouler une autre crainte qui est réel et toujours d'actualité dans le métier ma fait peur. Combien d’amis, de copains ont sacrifié leur vie familiale ,pour leur passion, la route, les camions... J’avais vraiment peur pour mon fils et sa famille qu’ils tombent dans ce piège de la route...

Vous savez, les copains... Laissé à une maman le soin d’élever leurs enfants toute seul, c’est vraiment pas facile, beaucoup de couples n’ont pas résisté à des absences répétées et parfois même de longue durée...

 

Un autre aspect est à prendre en compte, la vie en société... Comment faire partie d’une société quelquonque si tu es en permanence sur les routes ?? , à combien de mariages ,de fêtes de famille ,même d’enterrement étais tu présent ?? Cela aussi fait partie du métier de routier... Des pièges de la route...

Moi je faisais la route particulièrement d’ Espagne, je partais pour au minimum 10 jours puis 1 à 2 jours à la maison... et  hop...départ pour un autre tour.

C’est sur qu’on ne peut pas comparer, mes voyages d’autre fois, à ceux d’aujourd’hui... Il est vrai que tout va plus vite aujourd’hui,

les tours son plus rapides , l’autoroute partout, les formalités douanièresces largement moins compliqué, le chargement lui même va plus vite, tout est presque sur des palettes... la puissance des camions on en parle même pas, elle tout simplement doublée... mais voilà, le divorce aussi va largement plus vite...

La question importante à se poser pour un jeune qui débute !!! Qu’est il plus important ??? la vie de famille !!! OU les camions et la route ? les deux ne sont pas souvent compatible de nos jours et trouvé un juste équilibre entre les deus, devien un combat au quotidien...

Oh!!, il et vrai que sur la route on ce fait beaucoup de copains, on en trouvera bien un pour festoyer dans n’importe quelle buit-buit d' Europe et d’ailleurs mais de vrais copains, de vrai relations familiales... la route est très avare pour çà... elle t’en éloigne plus quel t’en rapproche...

je suis sur que Cédric a compris la réalité du métier et qu’il a su prendre les bonnes décisions au bon moment...

 

 

 

 

Comme souvenir avec lui j’ai toujours ce voyage à cavaillon fait avec lui départ de Vevey le mercredi fin d’ après- midi avec plus de 20 centimètres de neige à la gare de Vevey, route jusqu'à Lyon Broum, manger et pause de 2 heures,

puis route , bloqué de 4 h00 du matin à 19h00 du soir le long du Rhône un peu après Feyzin (les pompiers nous on apporté de l’eau et du pain sur place)

Puis on a chargé jeudi vers minuit à cavaillon et retour sur Genève. Vers 4 heures du matin on nous sortait de l’autoroute à Orange , routes nationales jusqu'à Valence la neige avait reprit de plus belle environ 40 cm dans la région de Lyon. On a dédouané à 2 heures du matin le samedi à Bardonnex et la neige tombait toujours, puis vidé à Genève. On a chaîné pour se mettre à quai à Rolle , Morge, le Mont et Villeneuve le dernier client a 20 heures le samedi à Villeneuve plus de 900 km sur la neige, plus de 48 heures sans dormir...

Pour moi ce voyage ma démontré que la résistance du corps humain avait quand même des limites, tous les facteurs étaient réunis et il était difficile de lutter contre les caprices de la nature:

1:Semi-remorque (la mauvaise réputation des semis sur la neige j’ai très peu d’expérience ,j’ai toujours roulé camion remorque. 2: ensemble neuf. 3 :travail au gris pour pas dire plus( Dépannage d’un copain). 4 :plus de 900 km dans la neige et le verglas... Tout pour faciliter le travail d’un chauffeur routier...

 

Petite anecdote sur un voyage en camion, entre un père et son fils... Moi même et Cédric...

Ma femme m’a dit le lendemain que depuis que je roulais c'était la première fois qu’elle me voyait dans cet état de fatigue pourtant ce cavaillon là était pas mon premier voyage et même sur la neige, je crois que cédric lui aussi a été marqué par ce voyage et a contribué à retablire la verité sur la legende de la route...

Pour conclure, oui, je suis fière de mon fils Cédric... Il exerce le métier de routier, ce métier qu’il aime... Cédric a trouvé un juste equilibre entre sa famille, ces loisirs tout en exercant le métier de routier... Ce métier qu’il aime tant...

                                                                                                                                                                                                                      Philippe Andrist, le papa de Cédric

 

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