Stive dit " Brindille "

Les grumiers, pour Metraux Transports à Savigny, c’est le fleuron de la maison. Au dire des chauffeurs routiers de la région et de toutes personnes qui connaît l’entreprise implantée depuis plus de 50 ans dans la région, les grumiers, ont une attention toute particulière pour Gérard Metraux, c’est en 1968 que les premiers camions long bois arrivent dans l’entreprise… alors bien évidement, pour moi, c’est que du bonheur de vous faire profiter de ce qu’un grumier chez Metraux vit au quotidien…
Cette journée, je l’ai passée avec Stive, que l’on surnomme Brindille, un chauffeur routier qui a fait ces premiers pas dans le monde des grumiers au début de cette année 2009.

Le rendez vous est pris avec Brindille, le mardi 2 Juin 2009, à 5h30 du matin au dépôt chez Metraux à la Claie-aux-Moines. On débute la journée avec un petit café, Stive me dit que c’est un moment important pour lui avant de prendre la route…
C’est bien, je tombe sur le bon jour… pas de pluie, pas de vent, un magnifique soleil, pointe le bout de son nez, on va pouvoir faire de belles photos…
On part à 6h00, direction Servion pour déposer la remorque et prendre un petit chemin qui rentre dans les bois, afin d’y charger un lot sur le camion.  
Tout de suite, quand je descends du camion, le parfum de bois coupé me passe sous le nez, on entend juste le bruit moteur du Scania, on est vraiment seul, loin de tout…
Stive déplie sa grue et charge quelques billons sans grande difficulté. Sur les billons, il y a des numéros de couleur ou des formes, c’est grâce à cela qu’on reconnaît les lots à charger.
Les billons, sont en règle générale, pauser en bort de chemin, c’est normal, ces camions de grumier ne sont pas des passes partout…  
Le premier lot, que l’on a chargé, se compose d’une dizaine de billons. On fait un peut de détaille en forêt, mais là, ce n’est pas de la livraison, c’est des ramasses…
Il aura fallu, qu’une poignée de minute à Brindille pour charger ce lot à Servion, il replie sa grue sur le toit de la cabine du Scania. Le toit du camion a reçu une légère modification, il a était découpé au centre pour poser la grue par-dessus, on y voit presque rien…
Il est temps d’aller récupérer la remorque à Servion et de poursuivre la journée dans les bois de la région… 

Scania R470 Euro 4 de la maison, Metraux Transports à Savigny

On se sent très vite alaise en compagnie de Stive, très certainement, c’est parce qu’il adore ce Job qu’il pratique depuis le mois de Février 2009. Il maîtrise bien sa grue et place ses billons de manière homogène…
Il ne me cache pas, que parfois, il se fait de grosses frayeurs quand il charge sur des terrains instables. J’ai bien pu constater, que les béquilles de la grue, on ne peut pas forcément les déplier de la façon que l’on souhaite, ça rend la tâche plus compliquée…
Du haut de la grue, on n’a pas une excellente visibilité, on se penche, d’un côté ou de l’autre et on a une tout autre vision que quand l'on est au sol…



Les chemins de forêt...

Manoeuvre dans la forêt en camion remorque

Sur le coup des 7h40, on se rend près de Vuillens, on empreinte un chemin en béton avant de ce plongé dans les bois… Le lot est là, mais il faut aller un peut plus loin, dans la forêt pour faire demi tour avec le véhicule. Il est préférable de reculer avec la remorque avant de charger. A cette endroit, on fait la rencontre des bûcherons du coin, on parle un peut de boulot et on se dirige à la lisière du boit, pour charger le lot suivant… On retrouve toujours la même odeur, le même bruit de moteur et en y prêtent un peut plus attention, on entend le chant des oiseaux… quelques moustiques ou autre insectes qui me tourne autour…  
Il est grand temps de compléter la remorque… derrière nous arrive les bûcherons que l’on a croisé un peut plus tôt… C’est a peine incroyable, ils prennent leur mal en patience, car y a pas moyens de passé avec leur 4X4, ils descendent de leur véhicule et discutent entre eux. Jamais ils ne se sont approchés de Stive pour lui demandé si c’était bientôt terminer, pas un coup de klaxon. Stive a pu charger sans devoir se stresser…
Un homme s’approche de la remorque en vélomoteur, du coin de l’œil, il attend un signe pour que Stive le laisse passé. Cet homme s’approche de moi et tout de suite engage la conversation. En voyant mon atiraille autour du cou (appareil photo) il me demande si je suis journaliste, tout en souriant je lui donne quelques explications, sur ce qui m’amène à me retrouvé avec Stive et son Scania.
C’est vraiment impressionnant, ce fairplay que l’on retrouve autour de cette proffésion, qui est celle des chauffeurs routiers grumiers… Tout est réuni, la patience, la tolérance… on est dans un autre monde…
Le but, dans ce métier, c’est que le grumier respecte aussi les gens de la forêt, les animaux, la nature, les randonneurs… C’est une très belle image que l’on peut donner à notre profésion.  

Nous avons changé d’endroit pour compléter le camion, quand a moi, j’en perds mon latin dans ces bois, on rentre dans un endroit, on sort dans un autre endroit… je suis complètement désorienter. Je ne sais même pas sur quelle commune on est…

Le chargement terminer, faut attacher...

Une fois, le chargement effectuer, il faut bien sur assurer le tout, seul les ranchers de côté ne suffisent pas, surtout pas pour les forces de l’ordre.
Sur la remorque, Stive me montre un système qui devrait faire pâlir plus d’un routier… C’est un système de Spancet automatique, plus exactement, pneumatique, je trouve ça ingénieux. Une fois lancée par-dessus les billons, tu mets la Spencet dans l’enrouleur, tu appuye sur un bouton et le tour est joué. Quand tu roules, si le chargement bouge, la correction ce fait automatiquement sur l’enrouleur. Sur le camion, c’est encore le bon vieux système manuel.

A 8h00, on se met en route pour rejoindre la scierie Zahnd à Rueyres, c’est dans la région de Bercher.
C’est sur la route que Stive me parle de ce nouveau job pour lui… Là il me dit que j’ai de la chance, je tombe sur une magnifique journée, un soleil généreux nous accompagne tout au long de notre journée et c’est vrai. Surtout ne vous faite pas de fausse idée, que le travail de chauffeur grumier soit tout les jours comme ça… Imaginez-vous la vie d’un grumier l’hiver quand il y a de la neige et que l’on doit chainer plusieurs fois par jour, le froid qui vous paralyse le bout des doigts, la pluie qui traverse les vêtements, la boue… Ca c’est une petite partie des inconvénients de la proffésion.
Des avantages, il y en a quand même… Pas de bouchon comme sur les autoroutes ou dans les villes, pas de GPS pour vous indiqué votre trajet (pas pour Brindille) ou simplement pour que votre patron puisse savoir où vous êtes. Pas un coup de téléphone pour savoir où vous en êtes, c'est comme il y a 25 ans en arrière... la belle époque...  

Dans cette branche de la proffésion, tout le monde salue, les promeneurs, les agriculteurs et les paysans, les habitants des villages, de ces Hameaux du gros de Vaud, ça, c’est vraiment génial… Sur les routes secondaires, les automobilistes, les chauffeurs poids lourd et même les chauffeurs de car postal respectent un camion transportant du bois, on leur cède très volontiers la priorité… ça c’est cool et ça facilite largement le travail du chauffeur routier grumier. Ce qui m’a aussi frappé, c’est que Stive, n’a eut en aucun moment, le stress d’un chauffeur qui fait du détaille ou qui dois tenir un horaire pour livrer son client… faut simplement faire le travail qu’on te demande de et personne ne viens t’ennuyait durant ta journée de boulot.

Yvon que l'on croise sur la route

Sur notre trajet, on rencontre, le second camion à Metraux qui fait également du transport de bois, un Scania 124G 420 à museau. Au volant c’est Yvon, que l’on surnomme, Leduck…
C’est Yvon lui-même qui a former Stive pour le transport de bois et quand Brindille me parle du Duck, on sent très vite le respect qu’il lui porte, c’est normal, Yvon, ça fait 37 ans qu’il fait du bois chez Metraux Transports, alors bien évidement, on ne peut que respecter un homme comme Yvon…
Dans le monde du Grumier, y a de moins en moins d’ancien chauffeurs, alors espérons, que les jeunes, sauront garder le blason d’or de la proffésion, qu’ils sauront garder ce que leur laisse les anciens chauffeurs… le respect de la proffésion… 

A la scierie Zahnd à Rueyres, le déchargement...

Au déchargement, il n’y a personne pour réceptionner les billons, les chauffeurs savent très bien où déposer leur marchandise, bien sur on ne mélange pas les lots des différents clients. Il faudra moins de 20 minutes pour que Brindille vide son camion remorque, c’est du rapide…
Sur une des photos, on voit les roues avant du camion se lever légèrement, la cabine bouge dans tous les coins… Entre les chemins des forêts, le déchargement et le chargement, les camions souffrent quand même… Ils ont bon moral, ces véhicules. 

A 9h30 on quitte la scierie, on roule en direction de Cheseaux, plus précisément entre Cheseaux et Boussens. Le camion, ballotte moins à vide sur ces routes bosselée qui mériterez bien une couche de bitume… faut dire qu’a pleine charge, le camion tangue, tout comme un navire sur la mer. Y a du poids et du volume, la charge en hauteur ne facilite pas la conduite au chauffeur. La remorque, est dotée de suspensions pneumatiques, quand au camion, il est équipé de lames à ressort.
Attention… les affaire reprennent, Stive met son clignotant sur la gauche, on s’engage dans un chemin forestier… des panneaux nous indique qu’il est interdit de circulé avec n’importe quel véhicule à moteur… Le chemin paraît assez large et Stive c’est très bien ou il c’est engager, apparemment il connaît les lieus, il ne paraît pas surpris.
En jetant un œil dans le rétroviseur, je vois un nuage de poussière s’élevé après notre passage, et là… je n’ai qu’une seul image en tête… le film, le convoi, la séance quand ils quittent le nouveau Mexique, pour rejoindre le Mexique…
Allé, Teddy… il est grand temps de redescendre, les deux pieds sur terre, on ne tourne pas un film, on fait un reportage sur un chauffeur grumier, un routier bien de chez nous, un chauffeur routier qui sillonne le foret de notre région, la Suisse romande. En attendent, je vis une belle journée, digne d’en faire un beau reportage…



Je n’ai qu’un seul mot pour vous décrire cet endroit où je me trouve… c’est simplement magnifique… et dire que je passe presque tout les jours à côté de ce bois, c’est vraiment à s’arracher les cheveux…
Soudain, une clairière se pointe brutalement, sur ma droite un refuge. Stive recule la remorque au bord du cabanon, il décroche pour chargé quelque billons pauser juste à côté. Il me dit que l’on charge un peut de poids car le prochain lot se trouve dans un endroit délicat et quand on sait que le poids du Scania à vide est tout sur l’avant, on comprend mieux…
 

C'est pas magique cette photo ??? Le Scania, en pleine fôtet au côté d'un refuge

Sur ce lot, Stive trie les billons, y en a qui sont pourris… Il se permet lui-même du haut de sa grue, de jugé, si c’est bon ou pas. Avant de le savoir, je trouve sa manœuvre étrange, je l’observe et soudain, quand je vois les billons qu’il met de côté se fendre à toute azimute, je comprends mieux. C’est quelques billons qu’il charge, servent à donné du poids sur le camion, car on va prendre un chemin un peut plus difficile. On va tout de suite le voir sur les photos ci-dessous.
C’est dans les bois de Villars-St-Croix qu’on s’engage, ouais… cool, on a un petit ruisseau à traverser… c’est vraiment magnifique, on se croirait dans un autre monde. 
Après ce superbe passage dans la forêt ci-dessus et charger un petit lot, Stive nous ramène à la remorque pour transvaser une partie du chargement. On croche la guitoune et poursuit la matinée, sans ressortir de cette grande forêt, on est bien au frais…
Tout au long du trajet, on rencontre des promeneurs, des cavaliers et leur monture, à chaque rencontre un petit signe de la main, c’est vraiment sympa cette ambiance, tout le monde se respecte… Faut quand même dire, que les gens sont assez surpris de croiser le chemin de Stive. 

A 10h40, on prend un chemin qui au passage du Scania soulève un gigantesque nuage de poussière, par chance aucun promeneur ne se trouve derrière nous. Soudain une voiture et parquée en bordure de la piste, c’est étrange car la circulation y est interdite… En s’approchant, Stive reconnaît la voiture du garde forestier qui se trouve très certainement plongé dans les bois…
Tout en restant bien concentrer au volant de son camion, Stive me dit, que pour avoir un camion de grumier, faut ne pas être un gros maniaque de la cabine parfaite, sans une rayure, c’est vrais que les cabines dégustent et les arbres aussi en perdent parfois des feuilles au passage du camion.

Magnifique photo du Scania R470

Ici, on complète le camion remorque, juste avant la pause de midi. A vu d’œil, l’ensemble sera moins charger que le précédent voyage. Stive me dit, qu’a hauteur des ranchers, il est à une hauteur de 3 mètres 80. A 11hh00, c’est fait, le dernier voyage est charger, ça lui laisse largement le temps d’assurer sa marchandise et de ce rendre dans un relais afin de mangé et faire sa coupure… Le tout sans stress et sans se dire est ce que je vais arriver à livrer ou pas…  

A midi, pas besoin de manger un sandwich sur le pouce, au volant du camion, ça c’est plutôt cool… On s’arrête dans un relais qu’il connaît et quelques minutes plus tard 3 chauffeurs routiers, grumiers également se joignent à notre table. Les grumiers se connaissent tous entre eut… Bien sur, on parle de coupe de bois sur le territoire Suisse Romand, on parle d’un collègue, d’une aventure qu’on a vécu en forêt… l’ambiance est bonne, c’est sympa…
A 13h00, on rejoint le camion, avant de mettre en route, Stive lance un coup de fil à l’entreprise Zahnd, histoire de venir aux nouvelles car le sur lendemain, Stive devrais faire du long bois… Bingo… c’est dit, Stive fera belle et bien du long bois. Il lui reste plus cas vider ce voyage et rentrer au dépôt pour modifier le Scania pour les longueurs…

Il faudra environ 20 minutes à Stive pour vider le camion remorque et tout comme au voyage précédent, on ne mélange pas les lots des différent clients… J’observe Stive aux commandes de sa grue qu’il métrise parfaitement bien…
Soudain arrive le Scania d’Yvon et là j’en profite pour faire sa connaissance et faire quelques cliché de son camion… Yvon a toute son histoire dans le monde des grumiers du haut de ses 37 ans de l’loyaux services au saint de la maison Metraux Transports. 

Yvon, dit aussi Leduck Un Scania 124G pour Leduck

Yvon, il est aussi connut sous le Nom, Leduck, en échangeant quelques paroles avec lui, on comprend très vite pourquoi Stive maîtrise bien son job… Yvon a une grande experience de ce boulot, des bois et des pièges que comporte ce métier de grumier, car c’est un métier, en tout les cas pour moi. Yvon, c’est un chauffeur qui ne cache rien au chauffeur qu’il forme dans les forêts, on le ressent très vite en discutant avec lui. C’était une chance pour Stive d’être former par Leduck…
Ce fut, une très sympathique rencontre, puis il m’a fait sourire quand je lui ai dit, que 37 ans de boite, ce n’est pas rien dans la vie d’un chauffeur routier… lui il m’a dit qu’il est près à faire encore un bout de route chez Metraux, a condition qu’ils veulent bien le garder encore quelques années… Bonne route Yvon…

Il est 13h45, on quitte Rueyres, pour rejoindre le dépôt chez Metraux Transports, Stive dois modifier le camion et comme c’est la première fois qu’il le fait seul, ça va lui prendre une heure environ.
Moi je pensais, que tout allé se faire dans la cour et au pallant… et bien non, il le fait avec sa propre grue, c’est très impressionnant. On aurait dit, qu’il avait fait ça toute sa vie, en aucun moment j’ai aperçu le doute sur son visage, il, le fait avec doigter et assurance… En plus il a bien calculé son temps, car il a mis tout juste une heure pour faire cette modification. Le camion est prêt, il contrôle le système électrique de l’ensemble et la journée est terminée. La suite c’est quelques papiers à remplir pour Metraux…

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On retire les sécurités des ranchers, deviser les 4 boulons qui vont servir à crocher la sellette, retirer les ranchers à la grue, poser la sellette, boulonner le tout,

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Conclusion de la journée…

Sur cette fin… j’ai passé une excellente journée en compagnie de Stive qui m’a fait profiter de ses quelques mois d’experience dans la famille des grumiers… Merci Brindille pour ce moment magique… Merci à la famille Metraux Transports qui m’a permis de réaliser ce reportage pour vous, Metraux a qui l’on souhaite encore plein de succès et de réussite en ces années difficile dans le monde du transport.
J’ai passé une journée dans les forêts de la région… une bonne partie de la journée… Grâce à vous, j’ai découvert des endroits fantastiques dans une région que je pensais parfaitement connaître… Grâce à vous, j’y ais fait des rencontres, des connaissances…

La journée était magnifique, les photos parlent d’elles même mais surtout n’oublié pas que ce n’est pas tout les jours comme ça pour nos amis grumiers, durant l’année, ils ont aussi leur lot de malheur, comme dans toute les professions qui vous relie, vous les chauffeurs routiers… Bonne route à vous tous. 

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